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17 millions d’utilisateurs de Twitter en France…
(source de l’image)
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Tout a commencé par cet étrange tweet (mini-message) émis par le compte officiel du Ministère de l’Intérieur (@PlaceBeauvau) sur le réseau social Twitter :

« La mobilisation restera totale la nuit prochaine pour empêcher les voyous sans scrupules de gâcher ce moment de fête & de concorde nationale.«
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Au vu de la réactivité des internautes sur le réseau, la réaction ne s’est pas faite attendre. Le mini-message s’est vu “retweeté” (relayé) par plus de 150 personnes en 2 heures seulement – étant entendu que chaque personne est à elle seule un mini-média d’une audience de 0 à 5000 lecteurs en moyenne. Un instant de méditation sur ces chiffres permet à peine de se faire une idée du potentiel de “buzz” (propagation virale) d’une telle maladresse officielle sur un réseau social. Le simple fait que cet article soit rédigé 2 heures à peine après le début de cette histoire en est un parfait exemple.
Suite du roman-feuilleton avec quelques extraits des réactions des internautes :
Hallucinant tweet de @Place_Beauveau !
Il parle des journalistes de Médiapart ?
J’ai cru que @Place_Beauvau était une parodie. Puis, j’ai vu que c’était un « compte vérifié », et j’ai ri.
@Place_Beauvau (ministerio interior de #fra) = [estaremos de guardia para impedir que matones sin escrúpulos..]
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Ce texte permet une intéressante mise en perspective de la manière dont s’est structuré l’aménagement urbain jusqu’à nos jours, en fonction d’un élément symbolique de notre capitalisme industriel : la voiture, avec l’idéal « démocratique » d’une société de petits propriétaires qu’elle porte depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Selon l’auteur, très engagé, la voiture polluante n’a pas seulement bouleversé notre rapport à notre environnement urbain, en étant au passage la principale cause de l’étalement urbain : elle nous a aussi fait perdre le sens de la proximité.
Le plus intéressant, dans cet article qui donne une analyse très actuelle de questions toujours d’actualité, c’est la date à laquelle il a été rédigé : 1973, c’est à dire en pleine période de démocratisation et d’expansion du règne de la voiture… Sans conteste un texte fondateur utile à toute réflexion sur la mobilité durable.
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L’idéologie sociale de la bagnole
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Le vice profond des bagnoles, c’est qu’elles sont comme les châteaux ou les villa sur la Côte : des biens de luxe inventés pour le plaisir exclusif d’une minorité de très riches et que rien, dans leur conception et leur nature, ne destinait au peuple. A la différence de l’aspirateur, de l’appareil de T.S.F. ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d’usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme la villa sur la côte, n’a d’intérêt et d’avantages que dans la mesure où la masse n’en dispose pas. C’est que, par sa conception comme par sa destination originelle, la bagnole est un bien de luxe. Et le luxe, par essence, cela ne se démocratise pas : si tout le monde accède au luxe, plus personne n’en tire d’avantages ; au contraire : tout le monde roule, frustre et dépossède les autres et est roulé, frustré et dépossédé par eux.
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Manuel Castells • The Networked City : Réseaux, espace, société.
L’objet de cet article est de traiter de la transition vers de nouvelles formes d’organisation économiques et culturelles, impliquant des transformations spatiales, et liées à un changement technologique profond, au cours des vingt dernières années. Je le ferai dans une perspective comparée et dans une dimension globale, car cette transformation est à la fois locale et globale. Nous observons des spécificités de situations dans chaque culture, chaque société et chaque espace, et dans un même temps, certains traits communs peuvent être identifiés et considérés comme les fondements sur lesquels s’opèrent ces variations culturelles et institutionnelles. Le rapport entre certains invariants de la transformation techno-socio-spatiale et la spécificité culturelle et géographique de chaque ville, ou chaque région, sont au cœur de la problématique urbaine actuelle.
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Marchés et libertés à l’heure du partage social
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Les Presses universitaires de Lyon viennent de faire paraître la traduction française de La Richesse des réseaux de Yochaï Benkler, ce spécialiste des sciences politiques, professeur à la Harvard University, codirecteur du Centre Berkman pour l’internet et la société.
Nous vous proposons à cette occasion de découvrir cet ouvrage, qui fait déjà figure de classique, en publiant sa longue introduction qui à l’avantage de donner un réel aperçu des modalités de l’argumentation de Yochaï Benkler… Pour lui, l’enjeu de la société de l’information repose tout entier sur la transformation du mode de production de l’information, de la communication et de la connaissance. L’émergence de l’économie de l’information en réseau nous permet de faire davantage “pour et par nous-mêmes”. Elle réorganise en profondeur l’espace public et vient contrarier l’hégémonie de la production marchande et propriétaire que nous connaissions dans la sphère de la production du savoir, de l’information et de la culture. Une transformation qui constitue, pour lui, une opportunité unique à saisir pour nos démocraties et notre société.
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